Golders Green
Une préselection faite avant de partir couplé à des recherches dans des cybercafés nous permettait de nous procurer de précieuses descriptions d'appartements somptueux et de nous familiariser avec le jargon local, les Council taxes, les tout-compris et gaz, water, utility bills pas compris etc etc. Là, second problème, on avait vu un peu court aussi au niveau du budget. En fait dans les agences, les studios sympas qu'on avait vu c'était du 200 livres par semaine rien compris, soit environ 250 avec les council taxes et les utility bills, on en arrivait donc 2500 francs par semaine soit environ 9000-10000 francs par mois (ARRGGHHHHH). Dans ces conditions, à moin que je travaille aussi la nuit, c'était tendu financièrement. Donc on a visité : ce qui est marrant quand on ne connaît pas une ville, c'est qu'on n'a pas la moindre idée de ce que vaut un quartier tant qu'on ne l'a pas visité, surtout en banlieue. Faut pas se fier au nom, c'est pas parce qe c'est joli ou que ça sonne bien que le quartier est à l'avenant (Mantes-la-jolie, La Coudraie, Beauregard pour les fins connaiseurs, tout ça évoque des endroits tellement bucoliques et sympathiques...). Alors, je ne vais pas tous vous les faire, mais le premier, situé sur la route calédonienne (Caledonian Road), c'était bof : une femme avec un accent bizarre me dit que, oui, oui, surtout il faut visiter. Alors on y va. Déjà, fait pas très beau, on se plante de maison (heureusement personne n'a répondu à nos coups de sonnette
(pourtant on c un pe acharnés sur la porte !!!)), y a pas de commerces
(bon pour les finances mais pas pr le moral), c'est
(beaucoup) plus loin que prévu de la station de métro, Julie n'aime pas le quartier
(euh comment dire… ya pas de mot), moi je trouve ça bof aussi. On arrive à la maison en question. Le mec est en train de faire des travaux sur le mode de « je restaure la maison familiale pour louer les étages supérieures, vive la location ». La femme avec l'accent bizarre au téléphone, c'était sa môman qui occupe le rez-de-chaussée (c'est sans doute sa maison à l’origine). On prend l'escalier, 1er étage, là y a des je ne sais quoi, là y aura quelqu'un de la famille, à votre étage il y a ausi une chambre avec un Argentin, mais il est très calme il travaille tout le temps etc etc. Arrivé là haut, bah en gros, c'est pas un désastre complet juste, trop vieux, trop poussiéreux, pas fini, salle de bain en travaux etc
(j’aurais pas dit mieux) . On vous rappellera... Les autres qu'on a pu voir, bah en gros, c'était petit (genre la cuisine est dans la chambre qui est elle-même dans la salle de bain) ou dans des quartiers qu'on n'a pas aimés. Un exemple, t'arrives près du batiment pour attendre l'agent immobilier, deux gamines type "attention crise d'adolescence en cours" t'arrêtent dans l'arrière cour et te disent qu'ici ça craint, que ça sert de repères à tous les ados du coin, aux petits dealers blah, blah, blah. Résultat tu te retrouves à regarder les côtes de l'immeuble à la recherche d'indices (séquence assez marrante genre tous les deux penchés sur les côtés en train de jouer aux professionnels de l'immobilier et des substances illicites
(mumm c koi ça ? ça ressemble pas à euh…. enfin jsais pas c bizarre non ?? lol) et tu t'aperçois que les voisins d'en face sont de type cracheurs en jogging désagréables, que les gens dans la rue, bah t'aimes pas leurs têtes c'est tout surtout que tout le monde se regarde bizarrement. Quand le lycée-collège (que tu n'avais pas vu) libère un flot d'adolescents MTVesques en ta direction, là que tu t'appelles Julien ou Julie, t'en as déjà marre et tu regrettes d'être arrivé en avance. Alors tu rigoles un peu (genre au secours, on s'en va) tu te casses et tu plantes l'agent immobilier
(de toute façon il était en retard), tant pis pour la réputation de la France (alors là, bravo, vive la France!).
Passons maintenant au sujet principal : on s'est trouvé finalement une maison. On a visité un premier truc dans un quartier nommé Golders Green, à deux stations d'Hampstead sur la Nothernline (j'adore Hampstead). Descente à Brent Cross. At first, l’impression est mitigée parce que quartier résidentiel tranquille voire trop tranquille
(y a encore pas assez de magasins….). On ne se fait pas beaucoup d'illusions depuis le début sur la possibilité de trouver un studio de rêve pour pas cher, super bien placé
(on peut pas rêver un peu kan même ??). En remontant vers la rue qui nous intéresse, on repère le gros Tesco (supermarché) de l'autre côté de la route. On repère aussi qu'on est entourés de coquettes maisons mais qu'une grande majorité d'habitants ont un goût prononcé pour les vêtements noirs, les chapeaux noirs et les bouclettes
(mumm ça me rappelle qq chose…je v pas être dépaysée moi !!). Rabbi Jacob en Angleterre, quand t'es pas prévenu ça surprend. Bref, on est dans un quartier juif orthodoxe, ce qui n'est pas un problème mais on a le sentiment de faire un peu tâche au milieu du décor. Par contre, comme l'a dit le propriétaire d'un autre studio lui aussi situé dans un quartier juif orthodoxe décidément: "Ce qui est bien avec les juifs orthodoxes, c'est qu'ils ne passent pas les gens à tabac dans la rue". Il marque un point même si une mauvaise langue pourrait ajouter « enfin sauf si t’es Palestinien » (on ne s'énerve pas, j'ai dit "une mauvaise langue").
Bon le studio, il était bien, propre, bien équipé mais un peu petit et un peu cher. Par la suite, à la réflexion, on s'est dit que le quartier en question (Brent Cross), il avait au moins le mérite d'être sûr (c'est pas Elephant&Castle) et calme (ça change du centre de Londres). Alors on s'est laissé le studio sous le coude et on a appelé pour une deuxième annonce. Retour à Brent cross, proprio sympa et très (trop) bavard. L'appart est dans une maison divisée en deux. On rentre. Premier point positif, c'est grand, ça fait longtemps qu'on n'a pas vu un truc avec autant d'espace. Deuxième point positif c'est pas cher, on tient les 150 livres ouf. Point négatif, c'est vieux c'est-à-dire que l'isolation n'est pas terrible, la moquette est vieille, la salle de bain est rikiki
(pas de baignoire), y a du nettoyage à faire
(…). Mais bon ça va. Et là, en passant au niveau de la station Golders green, juste avant Brent Cross, on avait vu que le quartier semblait posséder quelques boutiques sympas. On s'était mis d'accord pour repartir de ce côté-là pour jeter un coup d'oeil et le proprio nous indique la direction. On part, toujours le même quartier tranquille. Et là en arrivant sur l'axe principale, du bonheur. En fait la rue en question est une grande rue principale bordée de boutiques, de petits restaus avec en prime tous les noms ultraconnus (du McDo au Starbuck coffee en passant par l’inévitable petit Tesco) des banques, des fringues, des trucs de location de vidéo, des gens, de l'animation et même une salle de gym et des traiteurs Kascher, bref la civilisation. Là on est content, voire très content, parce qu'au lieu d'un compromis bancal, ça ressemblait à un très bel endroit: calme mais tout à côté d'un quartier super sympa, pas très loin du centre, sur une ligne qui fonctionne (enfin sauf quand elle est fermée pour travaux deux jours comme c’est arrivée par la suite), avec un supermarché à côté (quand t'as pas de voiture, ça aide) et, on le découvrira plus tard, y a même un centre commercial genre Parly 2 pas loin. C'est pas original mais ça fait plaisir.
Ya même un super parc, très agréable avec des volières et des enclos ac des animaux (cerfs et un tuc bizarre genre lapin-cerf…).
1ere appart





Bonjour à tous,
désolé d'avoir fait silence radio pendant quelque temps, mais s'installer à l'étranger, même quand c'est l'étranger d'à côté, c'est long, compliqué et coûteux ajouterait mon banquier (on va revenir sur le sujet des banquiers un peu plus loin). Laissez-moi donc vous raconter l'histoire de Julien et Julie perdus au pays des bus rouges et des joggings roses et orange.
Donc nous avons bien atterri par l'Eurostar à la date et l'heure prévus, un peu chargés mais content d'être là. Mon ex-colocataire, à qui je dois d'ailleurs une bière, nous attendait pour nous emmener en tacos chez son ami qui nous louait son studio pour deux semaines. Mon ex-coloc (gay) nous déposa donc devant l'appartement de son ami (gay lui aussi, mais pas son boyfriend pour autant, suivez). Le quartier était moyen mais l'appart, bien, clean et joliment décoré, cuisine moderne, salon sympa. Bref, ça commençait bien et comme pied-à-terre provisoire, il faut reconnaître que c'était plus que sympathique (hommage au bon goût de la communauté homosexuelle en matière de déco et d'aménagement intérieur). Un petit mot d'accueil nous disant de "faire comme chez nous" (cette expression surutilisée qui peut se révéler tellement dangereuse) complétait le tableau. Donc après quelques courses dans le quartier, nous passames rapidement à l'attaque. Concrètement, il fallait se trouver un logement pour une longue durée, sachant que je commençais à bosser le 26 Septembre et que Julie commençait ses cours à la même date (ça nous faisait à peu près une semaine et demi). Un minimum d'honnêteté intellectuelle m'oblige à reconnaître qu'on avait vu peut être un peu court au niveau du temps libre pour rechercher un appart' dans le coin. Ne paniquant face à la situation (aidés par le fait que le climat était très agréable, on s'imaginait déjà coucher dehors), la recherche commença. La banlieue britannique de type cracra nous tendait les bras, ses trottoirs gris, ses petites échoppes monopolisés par les pakis, les supermarchés et grandes surfaces de banlieue, ces bus qui partent dans toutes les directions et ce petit côté "t'as pas peur mais tu dis que tu devrais". Elephant & Castle (ainsi nommé à cause du faible niveau des Anglais en langue ibère, Infante de Castille étant le nom original, la pauvre s'est retrouvé transformée en Elephant & Chateau avec le temps...) nous servait de porte d'entrée vers les joies des visites de studio dans la ville la plus chère d'Europe. C'est là que le spectacle commence.

Bonjour à tous,
Désolé d'avoir fait silence radio pendant quelque temps, mais s'installer à l'étranger, même quand c'est l'étranger d'à côté, c'est long, compliqué et coûteux ajouterait mon banquier (on va revenir sur le sujet des banquiers un peu plus loin). Laissez-moi donc vous raconter l'histoire de Julien et Julie perdus au pays des bus rouges et des joggings roses et orange…..
Donc nous avons bien atterri par l'Eurostar à la date et l'heure prévus, un peu chargés
(eh oui c encore de ma faute !!!) mais content d'être là. Mon ex-colocataire, à qui je dois d'ailleurs une bière, nous attendait pour nous emmener en tacos chez son ami qui nous louait son studio pour deux semaines. Mon ex-coloc (gay) nous déposa donc devant l'appartement de son ami (gay lui aussi, mais pas son boyfriend pour autant, suivez). Le quartier était moyen mais l'appart, bien, clean et joliment décoré, cuisine moderne
(glaçons surprenants lol), salon sympa. Bref, ça commençait bien et comme pied-à-terre provisoire, il faut reconnaître que c'était plus que sympathique (hommage au bon goût de la communauté homosexuelle en matière de déco et d'aménagement intérieur). Un petit mot d'accueil nous disant de "faire comme chez nous" (cette expression surutilisée qui peut se révéler tellement dangereuse) complétait le tableau. Donc après quelques courses dans le quartier, nous passames rapidement à l'attaque. Concrètement, il fallait se trouver un logement pour une longue durée, sachant que je commençais à bosser le 26 Septembre et que Julie commençait ses cours à la même date (ça nous faisait à peu près une semaine et demi). Un minimum d'honnêteté intellectuelle m'oblige à reconnaître qu'on avait vu peut être un peu court au niveau du temps libre pour rechercher un appart' dans le coin. Ne paniquant pas face à la situation (aidés par le fait que le climat était très agréable, on s'imaginait déjà coucher dehors), la recherche commença. La banlieue britannique de type cracra nous tendait les bras, ses trottoirs gris, ses petites échoppes monopolisés par les pakis, les supermarchés et grandes surfaces de banlieue, ces bus qui partent dans toutes les directions et ce petit côté "t'as pas peur mais tu dis que tu devrais". Elephant & Castle (ainsi nommé à cause du faible niveau des Anglais en langue ibère, Infante de Castille étant le nom original, la pauvre s'est retrouvé transformée en Elephant & Chateau avec le temps...) nous servait de porte d'entrée vers les joies des visites de studio dans la ville la plus chère d'Europe. C'est là que le spectacle commence.
Entente cordiale
L'Entente Cordiale, ce grand moment d'amitie forcee franco-britannique me semblait constituer un tres beau specimen de fond d'ecran au bureau. apres tout, ca change de l'eternelle plage de sable fin pour deprime du bureau.
Cependant, puisqu'on en vient a l'epineux sujet des relations franco-britanniques, jetez un coup d'oeil a la fameuse photo. En regardant la main de notre cher soldat anglais, vous pourrez apercevoir une excroissance (plus communement appelee doigt) qui semble-t-il, la qualite de la photo ne permet pas de le dire, exprime son mécontentement. Je serais tente de dire que cette photo resume assez souvent les relations amicales entre nations ("on est amis, enfin jusqu'a ce que je sois oblige de t'eclater la tete"). Ah lala
Perfide Albion.
Au commencement
he vi, cedant lachement a la mode de l'egocentrique "moi je moi je" blog, voila lance gracieusement sur la toile un blog a propos de... nous.
Enfin, nous, je, je + elle, je + lui, je + lui + Londres etc. En gros, ce sera un blog a propos de Julie et moi et de nos aventures a Londres ainsi que de tout le reste. A cote des photos et des postes personnels, je pense me fendre de quelques posts concernant des faits de societe, des trucs que j'aime ou que j'aime moins etc. Tout ce que j'ai envie, de toutes facons, c'est moi qui commande ici. Bref, je je je. Idem pour ma miss qui pourra y poser ce qu'elle voudra.
Le blog de deux frenchies a Londres est officiellement ouvert. Commencons par une citation que nous pourrions parfois reprendre a notre compte :
In Paris they simply stared when I spoke to them in French; I never did succeed in making those idiots understand their language.
Mark TwainPS: des fois, il n'y aura pas d'accents, des fois il y en aura. Je laisse aux petits malins le soin de deviner pourquoi...